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Février 2011
Aucun retard. Malgré les conditions climatiques peu favorables aux travaux, le chantier de Port-Fréjus II avance à pas de géant. L'entreprise régionale « TP Spada » a tenu les délais, pourtant ajustés, et l'ouvrage progresse de façon impressionnante.
Les ouvriers ont creusé et posé un kilomètre de palplanches de neuf mètres de haut (500 m côté ouest, même chose côté est) puis les ont coulées dans le béton jusqu'à former les murs du futur chenal. Les quais de débarquement pour les bateaux, qui coiffent ces couronnements en béton, ont également été réalisés. Ne reste plus que la fin du quai est et le terrassement pour finir de créer la passe artificielle.
Passerelles accessibles aux handicapés
De spectaculaires palplanches de plus de onze mètres de hauteur fixent les fondations des deux passerelles piétonnières, prévues rue Jean-Aicard et au niveau des rues Roger-Louis et Mistral. Ces ponts seront accessibles aux personnes à mobilité réduite grâce à un système d'élévateur électrique. Les piliers (des culées de 5X5m) sont en cours de construction. A l'angle nord-ouest du chantier, la plus grande parcelle qui recevra les neufs lots vendus aux promoteurs va commencer à être viabilisée.
Les dépôts de permis de construire étant planifiés pour le mois de mai, les voiries, les réseaux d'assainissement, eau potable, électricité, téléphone, éclairage public du lotissement doivent être bouclés à cette date. Sur ces 24 000 m2, trois cents logements seront édifiés avec une série de dix à quinze bâtiments de « R + 3 » (rez-de-chaussée plus troi étages) à « R + 5 » au maximum.
Au sud-est, 8 000 m2 accueilleront un hôtel et un casino de jeux (donnant sur le rond-point Maréchal Juin). Il faut donc viabiliser là aussi le terrain.
Une promenade de six mètres de large sera ensuite créée entre le quai et la rue Roger-Louis et bordant la clôture de la grande villa rue Roger-Louis.
De l'autre côté, côté ouest, une promenade de vingt mètres de large sur deux niveaux longera le canal de la rue Jean- Aicard jusqu'à l'avenue de Provence.
« Nous avons réussi à respecter nos cadences, nos prévisions journalières de production, explique Vanessa Toulzac, directrice du chantier. On s'attendait à trouver la nappe, à ce niveau de la mer, mais notre souci quotidien a été de savoir où rejeter toute cette eau. Cela a été notre principale difficulté sur ce chantier. »
« Ne pas inonder le quartier »
Des réseaux ont dû être coupés plusieurs fois mais tout en maintenant celui du pluvial et de l'assainissement et en poursuivant les travaux : « On a jonglé e n permanence car ce terrain vague servait de bassin de rétention pour les pluies du quartier », précise Luc Fontaine, directeur des grands projets et chargé de mission.
« Il y avait des fossés qui faisaient office d'exutoires, alors il a fallu pomper d'un côté et rejeter quelques mètres plus loin. On a travaillé par secteur de trente ou de cinquante mètres seulement pour ne pas inonder le reste du chantier et surtout pas le quartier. »
VAR MATIN jjoris@varmatin.com

Photo Philippe Arnassan / Var Matin
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