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Ses premiers disciples, non encore soumis à une règle écrite s’efforçaient à suivre l’exemple de leur maître François. Celui-ci entreprit la rédaction de la première version de la future règle monacale en 1471 avec l’aide des Pères Bernardino da Cropolati, Baldassare di Spigno et plus tard de François Binet.
Il sollicita l’approbation du Pape Sixte IV mais à l’issue d’une année d’échanges épistolaires, le Saint Père mourut le 29 août 1484 sans avoir pu tenir une promesse d’acceptation préalablement exprimée. Durant sept années, sous le pontificat d’Innocent VIII François ne renouvela pas sa demande. Ce fut son successeur, Alexandre VI, qui, par la bulle « Meritis religiosae vitae » approuva et confirma la règle et donna à la nouvelle congrégation le nom de l’ORDRE DES MINIMES. C’était le 26 février 1493.
Mais avec son souci de perfectionnisme spirituel et pour répondre aux sollicitations de nombreux fidèles, François n’eut de cesse d’améliorer le contenu de sa règle. Il en rédigea successivement plusieurs et c’est la quatrième qui devint la règle définitive. Ce fut Jules II qui, après s’être entouré de l’avis de ses cardinaux, approuva solennellement cette décision constitutive qu’il considéra lui-même comme « d’inspiration divine ».
Cette règle était en fait triple : la première destinée aux Frères de l’Ordre, clerc, convers et oblats (*), la deuxième pour les religieuses Minimesses ; la troisième pour le Tiers-Ordre destiné aux personnes laïques des deux sexes. Elle instituait pour tous, entre autres, l’exercice des « Treize Vendredis ». Pour les religieux elle confirmait les voeux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance et d’abstinence quadragésimale perpétuelle. Elle définissait la préparation des novices, la vie matérielle et spirituelle de tous ainsi que la composition du costume aussi austère que dépouillé, séant aux plus petits de tous : les Minimes.
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Clerc : membre du clergé qui avait reçu la tonsure.
Convers : religieux affecté au service domestique.
Oblat : Laïque qui rejoint l’Ordre et s’y associe.
Extrait du livre Saint François de Paule à Fréjus
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