Regards Croisés
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Exposition de photographies - Villa Aurélienne
Georges Auclaire- Michel Johner- Stéphane Goasguen
14 janvier- 12 mars 2006

Visite avec les photographes, le jeudi 2 février entre 18 et 20h - Réservation conseillée.



Véritable invitation au rêve, ils proposent à nos regards leur vision du prestigieux et incomparable Festival International du Film de Cannes. Avec plus de soixante dix photographies où se succèdent tour à tour la subtilité de la couleur et l’élégance distinguée du noir et blanc, la Villa Aurélienne s’offre ainsi comme écrin pour retrouver la magie du festival mythique et recréer l’ambiance qui règnent aux pieds des marches.

Durant toute la durée de l’exposition, le documentaire « Reporters photographes au Festival de Cannes » réalisé par Yann COATSALIOU, sera également diffusé.

Cette exposition majeure vient enrichir la programmation culturelle de la Ville de Fréjus, qui, l’espace de quelques semaines, rendra un hommage appuyé au 7ème Art.
En effet, le Cinéma sera mis à l’honneur lors de la neuvième édition du Festival du Court Métrage qui se déroulera cette année du 11 au 14 janvier 2006.

Trois photographes, trois regards

Georges AUCLAIRE
C’est en 1974, à 22 ans, que Georges Auclaire décide de s’engager sur le chemin de la Photographie, une profession pour lui sans cesse renouvelée et aux multiples facettes.

Une première période parisienne le conduit à travailler en studio et il se spécialise alors dans les prises de vue publicitaires. Créer des éclairages subtils, mettre en valeur l’objet, inventer pour chaque cliché une ambiance, une atmosphère, voilà une approche de l’image solitaire et minutieuse qui répond à son souci de perfectionnisme.

En 1979, nouvelle orientation, il décide de s’installer au Cannet, attiré par les lumières du midi. Il travaille avec de nombreuses agences de communication locales et parallèlement, il s’oriente doucement vers le reportage. Il sillonne la région à la recherche d’angles de vues insolites sur les sites, l’architecture, privilégiant toujours la qualité de la lumière.

Du Cannet à Cannes, il n’y a qu’un pas. En mai 1980, il participe pour la première fois au Festival du Film. Là, sur les marches du Palais, une autre quête d’images commence. Cette aventure dure depuis près de vingt ans…

« Anonyme au milieu des inconnus et des stars, je vais saisir les instants où se lisent l’émotion, la joie, les passions de ce microcosme éphémère et magique.
Aujourd’hui, à l’occasion du cette exposition consacrée au Cinéma, je vous invite à jeter un œil complice sur ces instantanés qui offrent des aspects nouveaux de toutes ces stars, si proches, mais que nous connaissons si peu. Les regards de trois photographes se mêlent… »
Georges AUCLAIRE

Michel JOHNER
Michel Johner est né en 1956 au Puy-En-Velay (Auvergne). Après un parcours professionnel comme éducateur dans les quartiers nord à Marseille, il s'installe en 1983 sur la Côte d'Azur. Son premier contact avec le Festival du Film a lieu dès 1984 quand il intègre le service de presse et, l'année suivante, toujours au Festival, il vend sa première photo, comme amateur, à l'Agence Reuters. J.L. Godard recevant une tarte à la crème fit alors la une de France Soir. C'est le déclic. Il décide alors un jour d'être sur les marches comme photographe, les "vrais", ceux qui sont badgés... Puis vint Bucarest et la Roumanie en 1990 où il part en reportage pour Médecins du Monde. Les photos sont chocs, elles montent à Paris mais ne sont pas publiées... Qu'importe... L'envie d'être photographe à part entière tient toujours.

Photographe professionnel depuis 1992, il commence son métier auprès de la Mairie de Cannes pour laquelle il effectue des reportages destinés au magazine municipal et bien sûr, la couverture de tous les Festivals cannois dont celui du Film pour lequel il est accrédité.

Devenu indépendant en 1995, il travaille dès lors pour différents supports presse (Cote Magazine -Twelve Mag.), des institutions, des organismes d'évènementiel ou encore des agences de Communication (Officiel pour Reed Midem -Mipcom/MipTv/MidemMusic/Mipim). Après ses débuts avec le quotidien « Le Film Français », il collabore notamment avec Gilles Traverso et depuis 2002 avec l’Agence de presse parisienne Angéli.

Depuis maintenant prés de 15 ans, il effectue en parallèle un travail personnel d'archives sur le Jazz (Festival de Jazz d'Antibes et de Nice).

« En premier lieu, et sans prétention aucune, c'est toujours très agréable et quelque part gratifiant de pouvoir, de temps en temps, montrer ses propres images. Mais, à travers une exposition comme celle-ci, c'est aussi et surtout pour valoriser ou devrais-je dire revaloriser le métier de photographe de presse, de reportage, ou d'événementiel, par rapport à un métier qui depuis quelque temps déjà, part en décrépitude, dans le sens ou il est de plus en plus difficile de bien travailler sur ce type d'événement comme le Festival.
Le photographe n'est plus considéré que comme un presse bouton inutile (et on peut se demander pourquoi? que je sache on n'expose pas les articles de presse!!!), tributaire d'une certaine bêtise environnante, tributaire d'un certain irrespect, tributaire du Show business, mais sans le mot Show, et tributaire du choix irrationnel et hasardeux des magazines!!!... Nous ne sommes là que pour travailler et faire des bonnes images, enfin du moins le mieux que nous pouvons, avec aussi une obligation de résultats, encore faut-il nous donner les moyens de le faire... ce qui n'est pas toujours le cas. Mais on fait avec... C'est ce que je m'efforce de faire depuis un certain temps maintenant, non sans une certaine abnégation, et ce toujours avec l'envie de saisir l'instant, l'attitude, l'originalité, le regard, le moment ou la photo voudra peut-être dire quelque chose dans le glamour, la drôlerie, l'émotion, l'expression... que sais-je? Ce ne sont que des photos du Festival, aussi furtives ou futiles soient-elles, bien loin des images de guerre ou de misère, mais encore faut-il les faire ... et bien les faire. »
Michel JOHNER
Photo Emmanuelle Béart

Stéphane GOASGUEN
Stéphane Goasguen est né en 1963 en région parisienne. Il arrive à Cannes en 1981 après un séjour d’un an au Moyen Orient où son goût pour la photographie se développe et s’affine. Après avoir obtenu le bac, il passe trois ans à la faculté de photographie, audiovisuel et communication d’Aix Marseille II.

En 1986, c’est la rencontre avec Gilles Traverso. Elle sera déterminante. Il lui propose comme premier job important, le festival du film de Cannes. Depuis ce moment, le Festival sera une constante immuable !
Entre temps, il participa à deux aventures journalistiques : « Commerce actuel », un mensuel professionnel dédié à l’hôtellerie-restauration, et surtout « Le standard », quotidien et mensuel des Alpes-Maritimes. Une expérience irremplaçable.
Depuis 2001, c’est le quotidien « Nice Matin » qui publie ses photos du bassin cannois, et en 2004 il intègre l’équipe de photographe de REED MIDEM.

Regard sur vingt ans de festival

« En 1986, Gilles Traverso me propose d’intégrer son équipe pour couvrir le festival du film. Je fais uniquement les vedettes en noir et blanc pour Nice Matin. Le nouveau palais est opérationnel depuis quatre ans, et nous sommes peu nombreux sur les marches. À cette époque, la manifestation entame sa mutation. Il était encore possible de faire des images « festives et originales ». À la fin des années 80, tout se passe dans le palais, et il faut s’arracher pour sortir des photos différentes, et même pour pratiquer son travail tout simplement…De nos jours, tout est réglé comme du papier à musique : photo call, marches rouges, marches bleues, places numérotées… Ça limite considérablement les possibilités, alors, au lieu de se lamenter, cela oblige à être plus rigoureux dans le cadrage et dans la chasse à l’expression. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : être dans le viseur, et prendre ce que la star nous donne. À nous de sublimer ces instants magiques. Je ne dis pas que cela fonctionne à tous les coups, mais quand cela arrive cela donne ce que vous voyez sur les murs de la villa Aurélienne. Quelques moments coupés en tranches de 125e/seconde, essayant de transcrire un morceau des différentes personnalités sans les trahir.
Le festival a évolué, nous ne pourrons plus faire les images mythiques des années 50/60, tout est trop millimétré. Il est à l’image de la société et du cinéma aussi, moins drôle, moins lyrique, plus ancré dans le social et la vie en général. La spontanéité et le délire des grandes années est remplacé par une manifestation calibrée à la virgule près. Il reste les regards, et ça, personne ne nous les enlèveront, il nous reste à les exprimer de la plus belle des façons possible. »
Stéphane GOASGUEN

Yann COATSALIOU
Réalisateur
« Reporters photographes au Festival de Cannes »
Documentaire de 52 minutes réalisé en vidéo pendant le dernier Festival International du film
Il est destiné à la diffusion sur les chaînes de télévision,

En parallèle de l’exposition « Regards croisés-Images du festival de Cannes », Yann Coatsaliou nous permet de suivre et ainsi de mieux comprendre la vie et le travail des photographes sur les marches du Palais. Avec lui, le festival de Cannes se découvre sur ses versants peu connus, côté objectifs et côté coulisses .

Yann Coatsaliou a obtenu le prix du jeune reporter au Festival du scoop de journalisme d’Angers en 1995 pour son reportage « Saint-Martin, l’enfer fiscal »

Il est actuellement reporter photographe et caméraman pigiste. Depuis le début de sa carrière, il a collaboré notamment avec La Cinq, TF 1, France 2, M6 , TMC, MEZZO- ou encore la BBC-

Il est également responsable du service Photo au MIPCOM, MIPTV, WEM du groupe RMO et il réalise des films de promotion pour le groupe l’Oréal. Il effectue les captations des chorégraphies des ballets de Monte Carlo.

La Villa Aurélienne

Située à un kilomètre du cœur historique, au Nord-Est de Fréjus, la Villa Aurélienne se dresse sur l’une des buttes situées entre la Vallée du Reyran et le Vallon de Valescure, au cœur d’un parc de 22 hectares, caractérisé par sa végétation de type méditerranéen, qui abrite de superbes vestiges de l’Aqueduc romain.

D’une superficie de 1.700 M2, cette belle demeure de style palladien, a été construite au cours des années 1880 par J.H. Crawford et acquise en 1913 par la famille Schweisguth.

Devenue propriété de la Ville le 14 Octobre 1988, cette villa, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 16 Novembre 1989, a été rénovée dans l’esprit de la fin du XIXème siècle sur le modèle de la Renaissance Italienne. L’Architecte des Bâtiments de France et la Direction Générale des Services Techniques de la Ville ont mené à bien cette opération délicate qui a donné à Fréjus un lieu culturel de prestige ouvert à tous.

En sa qualité d’espace culturel, la Villa Aurélienne dispose de salles d’expositions s’ouvrant sur un bel atrium et d’un salon de musique pour les concerts de petites formations. Les pièces les mieux exposées, aux teintes douces dont l’éclairage est soigneusement étudié pour mettre en valeur les œuvres des artistes, et plus particulièrement des photographes, à l’instar de Raymond DEPARDON, Willy RONIS, Sabine WEISS, Lucien CLERGUE pour n’en citer que quelques-uns.

Depuis 2000, la Villa Aurélienne a été intégrée au label « Arts Plastiques » du Conseil général Var. Les sites labellisés s’engagent à respecter les critères majeurs comprenant l’organisation d’au moins cinq expositions durant l’année, à donner l’opportunité d’exposer à des artistes régionaux ou nationaux et enfin à accueillir les élèves des collèges et des lycées.

Le Var dispose de lieux de diffusion qui ont acquis une renommée internationale : le Musée de l’Annonciade à Saint-Tropez, la Villa Tamaris à la Seyne, la Villa Noailles à Hyères. Plusieurs lieux proposent également de façon permanente des expositions d’artistes régionaux ou nationaux : Le Moulin Ardouin à la Valette, la Tête d’Obsidienne à la Seyne, la Maison des Comoni au Revest, l’Espace Bouchonnerie à Pierrefeu, l’Espace Peiresc à Toulon.

Inscrite dans une profonde démarche artistique, la Villa Aurélienne contribue à faire de la ville de Fréjus l’une des capitales culturelles du littoral méditerranéen.

Avec le concours du Conseil Général du Var et du Lycée Professionnel des Coteaux de Cannes

Vernissage
14 janvier 2006 à 18 h 30

Ouverture
Tous les jours de 14 h 00 à 17 h 00
Sauf le mardi - Entrée libre.





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