Séjour de Saint-François de Paule à la Cour
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Louis XI avait une prédilection pour la Touraine. C’est là, à égale distance de la Loire et du Cher qu’il fit construire un château simple et sévère dans le style du XVe siècle. Il y résidait durant l’hiver, puis décida ensuite d’y finir ses jours. Vieux et malade, il avait choisi l’isolement, relégué sa famille à Amboise. Il vivait là, seulement entouré de quelques affidés et d’une imposante garde de 400 archers car il avait la hantise de l’attentat.

Epouvanté par l’idée de la mort, il s’adonnait, sans résultat, à la superstition et son ultime espoir de survie reposait sur l’arrivée du Saint ermite de Calabre, auréolé du récit de tant de miracles.

Aussi l’annonce de la présence imminente de François qui achevait son voyage terrestre, le parsemant de nombreux prodiges de Charité, mit le souverain dans un état d’exaltation exceptionnel : « J’éprouve, dit-il, tant de bonheur que je ne sais plus si « je suis au ciel ou encore sur la terre ! »

Le premier à l’accueillir en Touraine, fut le Dauphin Charles (futur Charles VIII) qui, sur ordre de son père, lui fit un accueil somptueux et eut avec lui une entrevue des plus bénéfiques. A son arrivée à Tours le roi le reçut entouré de sa Cour, de tous les notables, des clercs réguliers et séculiers de la cité et « lui rendit autant d’honneur et de respect que s’il eut été le Pape lui-même » nous dit de Commines, historien de Louis XI. Ce même chroniqueur rapporte que « le plus grand potentat d’Europe se prosterna à ses pieds, le conjurant vivement de bien vouloir prolonger sa vie. » Le Saint homme, nullement impressionné par toute cette pompe lui répondit par des paroles d’une grande sagesse, car il savait que son rôle ne se bornerait pas à répondre à cette attente angoissée, mais à préparer le souverain à une fin de vie repentante et à une sainte mort.

Il s’y employa dès lors que le roi le harcelait de toutes manières pour obtenir la guérison du corps. François, avec grande franchise, lui dit un jour : « Sire, mettez en ordre votre Etat et ce que vous avez de plus précieux, la conscience ; car il n’y aura point de miracle pour vous ; votre heure est venue et il vous faut songer à bien mourir. »

Le monarque essaya bien encore, mais en vain les flatteries, les offrandes somptueuses, cependant rien n’ébranla la douce et ferme détermination du « Bon homme » comme le nommait le roi. François menait à la Cour une vie retirée dans le jeûne et la prière, dispensant la bonne parole. Louis XI adopta alors les dispositions du repentir qui le conduisirent à rendre l’âme sereinement le Samedi 30 août 1483 assisté jusqu’à la fin par l’homme de Dieu.

Après la mort de Louis XI, François exerça une influence bénéfique sur le comportement des souverains qui lui succédèrent ainsi que sur les membres de la Cour. Charles VIII le consultait souvent et pour lui marquer sa reconnaissance fit bâtir un nouveau couvent achevé pour Noël 1490, date de construction de celui de Fréjus. Il fit aussi édifier à Rome le couvent de la Trinité des Monts sur une terre demeurée française.

Les reines Anne de Bretagne, Anne de Beaujeu, Louise de Savoie et Claude de France, vénéraient François comme un Saint ; la future bienheureuse Jeanne de Valois progressait en sainteté sous son influence.

Cependant le bon Père correspondait souvent avec d’importants personnages, tels le roi Ferrante d’Aragon, la princesse Bisignano, le Pape Sixte IV ; ses écrits toujours emplis d’humilité, de sagesse et de sainteté allaient dans le sens de l’apaisement et de la pratique de la charité.

Il poursuivait et encourageait également l’édification de nombreux couvents à Chatellereault, Gien, Amiens, Abbeville, Saint Pol de Léon, Grenoble, Toulouse, Malaga en Espagne où fut fondé également un couvent de moniales « Minimesses ». La propagation de l’ordre des Minimes fut telle qu’au XVIIIe siècle il comptait près de 400 couvents en Europe méridionale.

Entre temps François de Paule, à la mort de Charles VIII, avait obtenu de Louis XII l’autorisation de retourner en Calabre, ce qu’il désirait pleinement (rappelons ici qu’Anne de Bretagne a été l’épouse de ces deux rois). Mais la pression des Princes, des Seigneurs et des Evêques incitèrent le roi à révoquer cette permission. Louis XII n’eut qu’à se louer à son tour des conseils de sagesse de Frère François à qui il donna sa confiance et voua une fervente dévotion.

A son tour François Ier vénéra celui qui fut son patron et oeuvra plus tard ardemment avec Claude de France, son épouse, pour sa béatification.


Extrait du livre Saint François de Paule à Fréjus.
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